CHAPITRE IV
prouvait Maihilde en recevant, dans sa propre maison, celui qu'elle avait aimé autrefois, ne diminua pas, lorsqu'elle réfléchit à la société commune qui s'y trouverait avec lui. Mais il n'y avait pas de remède, car sir James se disposait à partir, j^our laisser une carte préparatoire chez lord Ormsby; et il confia à Maihilde le soin de recevoir les Hobson, qui étaient arrivés en ville le soir d'auparavant, et dont ils attendaient la visite. Il lui dit en sortant : «Vousn'avez jamais vu , ma sœur, mistriss Hobson. Je suis sûr qu'elle vous plaira 5 c'est une femme fort agréable. Elle ne s'est pas mariée, comme je l'aurais désiré, car je trouve qu'il y a ure très- grande différence en: re vendre en gros et vendre
en détail. Hobson est un homme aclif, son nom est fort considère à Manchester. — Son nom est considéré à Mancliester? pensa lady Mathilde; alors quel dommage qu'il en soit jamais sortie» et elle se prépara à rece-^ voir ses hôtes,
Miss Betty Dornton, maintenant mistriss Hobson , avait quelques années de plus que son frère. Ses charmes ayant paru au grand jour, dans le temps où les espérances de sa famille n'étaient pas aussi brillantes qu'elles le devinrent depuis , son mariage avec M^, Hobson n'éprouva aucune opposition. C'était un chef d'atelier fort bien établi et habile en affaire, employé à la grande manufacture de Manchester. Sa position s'était amé^