CHAPITRE IV
liorée par degré ^ il était parvenu à devenir le maître de tous les chefs d*ateliers, et il avait échangé son modeste logement conlre une des phis belles maisons de Manchester. A répcqne de son mariage, misiriss Hobson était une petite personne niaise, bruyante et bavarde, fraîclie, de bonne humeur, ignorante et commuuej vingt années s'étant écoulées, et ayant eu plus de la moitié autant d'enfans, elle avait nn peu perdu de son éclat ; sa taille avait paru suivre la même marche que sa fortune, et augmenter en proportion. Mais rien ne pouvait arréler l'activité de sa langue , comme lady Malhilde no s*en aperçut que trop, lorsqu'on annonça misiriss Hobson , les miss Hob-
SOU, et le jeune Hobsou qui e'iait un écolier dans toute la force du terme.
Je ne parlerai pas individuellement du caractère des trois miss Hobsou; jusqu'à ce que le lecteur les connaisse un peu mieux : leurs toilettes étaient exactement pareilles , elles avaient des pelisses de Casimir vert clair surchargées d*ornemens, et des chapeaux de castor noir doublés de salin couleur de rose très-foncé. La seule différence qu*on put remarquer entre elles , c'est que la figure rouge de rainée des miss Hobson était légèrement ombragée par des boucles de cheveux, du roux le plus vif 5 tandis que miss Anne, qui se vantait d'avoir le nez plus droit que le reste de la famille , avait pris le genre grec, et avait en