‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 2)Chapitre 64 sur 90 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

royal , de faire la guerre à leurs voisins.

Mais le fait est que cette menace est inutile. Les seigneurs continueront à résider dans leurs terres, bien que (ce qui n'arrivera jamais ) ils n'y puissent trouver un lièvre, un faisan, une perdrix, un canard sauvage, une sarcelle , etc. 5 car ils n'auront pas le mauvais goût d'émigrer pour habiter, dans un port de mer , un misérable petit logement, éclairé seulement par deux fenêtres , de boire du vin de Porto détestable , de manger un morceau mal choisi de viande rôtie , qui , après avoir offensé leur odorat toute la matinée, offenserait ensuite leurs palais en paraissant sur leur table 5 de n'avoir,

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pour louie ressourcé qu'un cabinet (le lecture, obscur ei rempli de poussière , et une société de gens de nioyenne classe, qui leur inspire tant d'éloignement : ils ne pourront , dis -je, préférer tout cela à cette bonne et ancienne hospitalité , qu'ils trouvent parmi leurs voisins, et au soin de leurs intérêts qui leur procurent dtis occupations si utiles.

Quelle que fut l'opinion^ de lord Orinsby à cet égard, il ne fut pas appelé à Texprimer alors. Il arriva chez lui 5 de bonne heure , par une belle matinée du mois de juillet, et notre héros ne pouvait compter que sur une solitude absolue pendant son séjour dans ce lieu j car sa mère ctaif partie pour voyager sur le Con-

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