CHAPITRE V
tion de son ouvrage, et celle maîu qui s'était posée si froidement sur son Lras, lorsqu'il Taidail à descendreTes « calier de lord Eatingion^ le frappait \ivement. Pauvre Mathilde! dans le moment où elle s'élait empressée d'effacer celle faible esquisse , afin de détruire la ressemblauce de celui qu'elle représentait, elle avait aussi taché d'effacer son image de son cœur, elle lui avait ôié toute sa valeur et tout son prix 5 mais en dépit de ses efforts^ses premières impressions con« servaient toute leur fraîcheur et toute leur vivacité.
Le lendemain matin , les gens de loi, qui devaient venir de la ville pour régler les affaircsdelordOrmsby, n'étant pas arrivés , il se décida à faire une
l4S MATKILDE.
promenade ; monlant un cheval qu'il aimait beaucou p , il laissa à cet auimal le choix de la route qu'il prendrait 5 Tanimal profitant de celte liberté, le mena à travers champs et par des plaines très-sablonneuses, Jusqu'aux portes du parc de Deîaval , où il s'arrêta. Ce fut alors que lord Ormsby témoigna, pour la première fois, que ses opinions différaient de celles de son fidèle coursier. Mais le cheval , qui conservait un souvenir très-vif du bon fourrage dé lord Wakeficld, n'était pas accoutumé à souffrir la contradiction, et dans ses meilleurs Jours était un peu entêté ; il n'aimait pas à être dérangé quand il avait choisi un chemin , et tenait d'autant plus à faire se§ volontés, qu'une ancienne expé-