‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 2)Chapitre 8 sur 90 · CHAPITRE I. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. l

valent maintenant^ car, outre le danger (l'éire dévorés ( c^est ainsi qu^ils s'exprimaient) par les deux ladys Towulys, malheur auquel leur isolement actuel semblait les exposer , leur infortune était encore augmentée par la honte d'avoir été convaincus , par une duchesse douairière et ses deux filles ( encore à marier ) , du crime d'être arrivés avant elles^ et par le sentiment intérieur d'avoir perdu ainsi une graade partie des droits qu'ils avaient à cette admiradon que leur prodiguaient jadis avec tant de libéralité , les jeunes dames qui se piquaient d'élre tout ce qu'il y avait de plus à la mode , ou qui , en d'autres termes , étalent remarquables par leur inexacdlude.

l4 MATIULDE.

L'étranger fil une légère salulallon à la duchesse , comme elle entrait dans le salon 5 elle y répondit avec une politesse à laquelle se mêlait un peu de curiosité ^ car la vue de sa Seigneurie, quinaturellement n'était pas très-bonne , se trouvait encore plus troublée, en ce moment, pnr Tobscurilé de la pièce. c< Qui est- il ?» demanda-t-elle, à voix basse, à lord Georges. Il lui répondit, ce Je ne sais pas » avec un accent tout-à-fait inintelligible, et presque impertinent.

Dans ce moment, leur hôte et leur hôtesse sortirent de leur appartement, et parurentdansle salon. Lady Eatington s'occupant de relever sou gant qui était à moitié tiré, et milord dirigeant vers son n^'z un mou-

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