‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 2)Chapitre 88 sur 90 · CHAPITRE vir. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE vir. l

n*y avait pas la moindre apparence que quelqu'un prît garde à eux. MistrissHobson, à qui rexercice du paquebot avait donné un appétit dévorant, devint alors plus impatiente, et sa voix se déploya fortement , mais en vain. Enfin elle entendit quelqu'un sur l'escalier, et sortit de la chambre. Elle rencontra un garçon d'auberge, qui montait nonchalamment, en chantant l'air : Partant pour la Syrie. Il continuait son chemin, sans faire attention à elle; mais la faim lui donna du courage 5 et, bien qu'elle eût perdu sou Manuel du Voyageur ^ elle s'adressa à lui, dans ces termes, qui lui semblaien t fort usi lés : t< Je suis femme, ilfautmeman^ gerln Le garçon s'arrêta un moment,

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saisi (rélonnement^ la vérilé, confe* jiue dans la première partie de la sentence, ne paraissant pas le réconcilier avec l'obligalion renfermée dans la seconde, il continua donc à chanter: <.i-Par tant pour la Syrie, » Le cas lui semblait entièrement désespéré, lorsqu'on entendit, au haut de Tescalier , une voix de Stentor, qui grondait indistinctement à droite et à gauche, et qui prononça ces paroles, de la manière la plus intelligible ; «Diable ! faire ainsi attendre 3 diable ! miloi'd Hobson ! — Une des plus riches familles d'Angleterre ! — Diable!... . » et, à leur grand étonnenient , la figure de ce ^courrier si dédaigné, qui jurait après le garçon , se déploya à leurs regards. La physiono-

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