‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 3 sur 101 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

trop expliquer le succès général dans la société j il était cadet, et sa famille n'avait rien de remarquable $ il avait la physionomie vive et agréable, bien que ses traits n'eussent aucune régularité : eu disant cela, nous avons à peu près passé en revue tous les avantages qu'il possédait réellement, quoiqu'il fut parvenu à se faire une réputation colossale.

Il était aussi pauvre que les cadets le sont ordinairement; néanmoins il ne se refusait aucune jouissance. Ce jeune homme professait hautement le principe de ne faire jamais que ce qui lui plaisait, et cependant il était regardé comme la meilleure créature du monde. Etant superficiel et n'ayant aucune connaissance en littérature,

il pouvait pourtant parler ad captanduin sur tous les sujets ; enfin, sans avoir beaucoup d'imagination ni de sensibilité, la manière gaie et décidée qu'il prenait avec les hommes, le faisait passer pour un très -agréable garçon, et l'adresse insinuante avec laquelle il flattait les femmes lui donnait auprès d'elles la réputation de n'être que trop aimable*

Nous le laisserons expliquer luimême tout à loisir pourquoi il avait quitté ainsi le théàlre de ses succès , et surtout à une époque de l'année où il n'est pas de mode d'aller en Italie.

Ormsby Payant connu depuis l'enfance, et ayant toujours été accoutumé , quand il le rencontrait, à lui

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