CHAPITRE III. 5l
fils chéri , dont les succès viendraient charnier mon oreille ; mais à présent , je n'ai plus que le choix des maux.
Si j'ai un fils, il souffrira toutes les mortifications que donnent un rang perdu, une situation douteuse, un nom disputé 5 si j'ai une fille, elle sera exposée à d'autres humiliations plus amères encore : on doutera de sa moralité, on évitera toutes relations avec elle, et mon eufant saura que ce qui rend son existence si pénible n'est du qu'à la faute et à la honte de sa mère ! »
» Oh] c'en esttrop, chère Mathilde , dit Ormsby, je ne puis supporter cette idée 3 mais il est encore possible de prévenir une telle calamité. J'attends chaque jour de Londres la
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nouvelle que les arrangemens qui précèdent le divorce ont été commencés. H n'y a que la sordide avarice de sir James f qui l'empêche de consentir à renoncer à ce qui lui revient de votre fortune, et qui soit cause de tous les retards. C'est un sujet d'une nature beaucoup trop délicate pour qu'on puisse tenter de s'arranger à l'amiable ; sans cela , avec quelle ardeur je faciliterais l'accomplissement de nos désirs en faisant disparaître son objection. C'est un singulier testament que celui de votre oncle .»
» Oui, sans doute, dit Mathilde, qui saisit avec empressement ce moyen de changer un sujet de conversation qui lui était si pénible 5 et plusieurs des événemens de mon en-