CHAPITRE III. 5j
campagne firent aussitôt après la mort de votre père , et lorsque j'étais enfant., tendent à confirmer le soupçon qu'il y avait un mystère attaché à votre naissance. Ou n'a jamais su d'une manière certaine le nom de votre mère ; mais on croyait généralement qu'elle était étrangère, et que votre père s'y était attaché pendant sa résidence hors de son pays, lorsque les médecins lui ordonnèrent, pour sa santé, d'habiter un climat plus chaud que le nôtre. J'ai entendu dire aussi que l'absence soudaine et inexplicable de votre oncle qni partit pour le Continent , à-peu-près à cette époque, avait beaucoup étonné, d'autant plus qu'on savait positivement qu'il n'avait pas soigné son frère pen-
dant sa dernière maladie. Tout cela fit beaucoup de bruit dans le pays , ainsi que plusieurs autres circonstances que j'ai oubliées depuis, bien que je fusse parvenu à cet âge où Ton permet aux enfansde tout entendre?
parce qu'on suppose fort à tort qu'ils ne peuvent pas comprendre $ il en résulte qu'ils savent toutes les histoires, non seulement comme on les raconte dans le salon ; mais ils connaissent aussi la seconde édition, revue et augmentée, qui se débite chez les bonnes. »
Cette dernière partie de leur conversation, qui les ramenait à un temps passé, avait réussi à calmer assez l'esprit de Mathilde , pour qu'elle fût en état de recevoir la visite de Harry