CHAPITRE IV
grands yeuxmourans, lui dit, d'un air languissant : ce Venez-y, je vous ^ en prie, » Cependant malgré cette nouvelle instance, elle refusa d'abord positivement, car elle avait une extrême répugnance à se montrer en public 5 mais lorsque les d«uix hommes qui lui Faisaient visite furent soutenus par Ormsby qui lui montra clairement qu'elle le blesserait, si elle n'y allait pas, elle ne put résister davantage , et y consentit quoique regreu
Quelque passionnée qu'elle fut pour la musique , le hasard voulait qu'elle n'ait jamais vu représenter aucun opéra sur les premiers théâtres d'Italie, depuis son départ de Milan; et l'on peut se rappeler que la pre-
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mière fois qu'elle se rendit à la Scala, elle était si occupée de ce qu'on y jouait , qu'elle fut long-temps sans remarquer l'admiration qu'elle excitait parmi ceux dont les yeux étaient plus accoutumés que les siens à l'obscurité d'une salle de spectacle italienne. St. - Charles était aussi très-obscur \ mais dès l'instant qu'elle entra dans la salle, il lui fut impossible de ne pas remarquerque, de chaqueloge, on semblait la désigner d'un airde mépris, et elle s'imaginait que sa honte était le sujet de toutes les conversations pendant l'intervalle des morceaux de musique.
«Je crois apercevoir d'ici mes anciens amis les Olinski, dit Ormsby.
Madame Olinski paraît toujours aussi