‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 35 sur 101 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

assez vivement la conversation, fut charmé de profiter de celte occasion de se placer dans un endroit où il avait la vue de toute la salle, et montrant du doigt la loge à côté de celle que l'aimable veuve avait choisie, il s'écria tout à coup : ce Ah ! voilà l'amiral ! Comment vous portez-vous, Amiral ? depuis quand êtes-vous arrivé ? comment vous portez- vous , Mistriss Laceby?»

Une voix de femme haute et affectée répondit à ces questions, et lui riposta par celle-ci: ce Etes-vous seul ici , colonel ? x> Un long cou maigre , qui paraissait peu accoutumé à se plier , s'avança alors avec difficulté hors de la loge, et les spectateurs purent admirer tout à leur aise des t, iv. 4

^O MATHIIDE.

traits durs et prononcés ornés d'une manière fort convenable par une toque très- régulière et très-symétrique. Cette tête ne tarda pas à disparaître $ car dès que les petits yeux gris de Mistriss Laceby eurent rencontré ceux de Mathilde, qui cherchaient le plus possible à se cacher) ce censeur sévère se recula avec horlieur , et elle s'entoura le plus qu'elle put du rideau de sa loge , comme pour se préserver du danger d'être exposée à un voisinage qu'elle redoutait tant.

Il faut que j'aille tout de suite parler à l'amiral , dit le colonel Canteen ? il y a si long-temps que je ne l'ai vu. Permettez-moi de sortir un moment, Lady Mathilde, et il quitta la loge.

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