‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 47 sur 101 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

pris , et me frappaient sans cesse par leur ridicule? Mais cela doit être!

Lorsqu'on ne peut plus se respecter soi-même, tout le reste suit naturellement. 0 mon Dieu ! s'écria-t^ elle , en pleurant amèrement, combien je suis déchue! combien je suis avilie ! »

Lorsque les Hobson passèrent près de lord Ormsby et de ses amis, ils furent un peu embarrassés de ce qu'ils devaient faire. Mr. Simperton s'arrêta un instant, et sa servilité naturelle envers tous les gens comme il faut, combattant le sentiment qu'il avait des convenances , il s'adressa ainsi , en hésitant, à lord Ormsby : «J'espère que votre Seigneurie n'attribuera notre conduite à aucun manque de t. iv. 5

respect, ni à un mépris offensant^ mais voire Seigneurie doit bieu savoir que les personnes qui portent mon habit doivent faire beaucoup d'attention aux convenances. »

Lord Ormsby fixa de la tête aux pieds ce rigide observateur des convenances, qui se trouvait alors à une distance si considérable de sa cure $ il aurait été difficile de décider si son costume de clerc était indiqué par son grand, chapeau blanc à large bord et sa cravatte bleu de ciel , ou par sa veste coupée à la mode , sou énorme pantalon de nankin, et ses bottes de buffle,

« Sans doute vous avez raison , monsieur , d'agir d'après vos idées sur les convenances, reprit lord Orms-

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