‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 55 sur 101 · CHAPITRE VI. IO · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. IO

leurs aussi cuisantes que celles que vous ressentez $ quand on a été en proie à l'amertume du remords , on ne peut se méprendre sur les traces profondes qu'il laisse après lui , mais étant coupable, comme je vois que vous l'êtes, me serait-il permis d'espérer que le récit que j'ai à vous faire et qu'une âme préparée à tous Jes sacrifices pourrait seule supporter avec courage, ne serait pas rejeté par des oreilles qui sont peut-être indignes de l'entendre. »

c« Ne craignez rien , répliqua Mathilde, quoique je sois peu disposée à excuser mes fautes, ne croyez pas , cependant , qu'aucun sacrifice me parût trop difficile à supporter. Si vous connaissiez ma malheureuse

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histoire...!» — ce Arrêtez î interrompit le moine , mon devoir m'oblige à vous faire une confidence , mais je ne vous en demande aucune. Pourquoi écouterais-je le triste récit de votre faute ? Je suis trop vieux pour me livrer à une vaine curiosité , trop malheureux pour pouvoir offrir des consolations, trop abject pour oser donner des conseils. Mais pour abréger et arriver au but que je me propose, je viens vous apprendre que vous n'avez aucun droit à la terre de Délavai et à ses vastes domaines. »

« Oh ! quelle heureuse nouvelle î s'écria Mathilde qui pensa aussitôt à l'influence que cette découverte poui> rait avoir sur son sort, en facilitant le divorce. «

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