‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 76 sur 101 · CHAPITRE fin · texte numérisé non relu

CHAPITRE fin

Il y a quelque chose de particulièrement mélancolique dans les réflexions que nous inspire la vue d'un cimetière anglais placé au milieu d'une terre étrangère. L'idée que là sont renfermés les restes de tant de personnes dont la carrière a été terminée tout à coup, peut-être même pendant le cours d'un voyage entrepris par plaisir, nous offre une T. iv. 7

l/\2. MATHILDI,

preuve frappante de l'incertitude de la durée de notre pèlerinage ici bas ; la longue liste de ceux qui» pleins de jeunesse et d'espérance , ont vainement cherché dans ce doux climat un asyle assuré contre les attaques d'un mal trompeur , nous montre l'impuissance de tous les efforts humaius , lorsqu'il s'agit d'éviter les décrets d'un pouvoir supérieur. Sans doute la raison rejette l'idée que , quand la partie la plus noble de l'homme est délivrée de son enveloppe mortelle , son âme dégagée de ses liens puisse condescendre à donner une pensée à cette petite portion de la terre où sa poussière sera rendue à la poussière. Cependant c'est une faiblesse inséparable de notre pauvre

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