‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 78 sur 101 · CHAPITRE VÏII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VÏII

plus jeune, n'était pas régulièrement belle ; mais sa physionomie avait une expression agréable quoique triste, et son teint était encore très éclatant. Après qu'elle fut passée, Mathilde se rappella tout à coup qui elle était, et où elle l'avait vue. c< C'est mistriss Sydney, se dit-elle, c'est elle que j'ai rencontrée dans le monde , pendant l'année qui précéda mon mariage. Je me souviens qu'elle me plaisait beaucoup, malgré sa tristesse habituelle que mon oncle trouvait intolérable dans la société j elle a toujours été tellement citée comme le modèle de toutes les vertus, que, même alors, j'éprouvais quelque crainte auprès d'elle. Oserais-je donc maintenant m'exposer chaque

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jourà son regard sévère? Je n'avais ici qu'une consolation , c'était de rester entièrementinconnue,et de ne point être troublée dans nia solitude! «

Ces réflexions et plusieurs autres du même genre avaient contribué à l'attrister encore plus qu'à l'ordinaire, depuis la promenade qu'elle avait faite la veille $ et des larmes abondantes venaient de soulager son cœur oppressé , lorsqu'elle sentit qu'on la frappait doucement sur le bras; elle se retourna et vit mistriss Sydney, qui s'adressa ainsi à elle du ton le plus toucbant.

«Nous sommes ici,lady Matbilde,les seules créatures vivantes qui aient eu quelques rapports ensemble; il serait bien cruel de ne pas essayer d'adou-

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