CHAPITRE V1I1. l
lir avec cette bonté une malheureuse comme moi : si elle savait tout ce qu'elle a fait j votre réputation sans tache pourrait en souffrir, et être souillée par ma présence . »
ce Je n'ai point une telle crainte , reprit mistriss Sydney , jamais on ne m'a vue montrer de l'indulgence pour le vice heureux; mais le monde et ces censures, souvent injustes, n'auraient pas le pouvoir de me décider à éviter quelqu'uu à qui mes services seraient utiles $ vous êtes peut-être une pécheresse, mais certainement vous n'êtes pas une pécheresse endurcie, ajouta-t-elle, en pressant doucement la main de Mathilde et la regardant d'un air attendri ; puis elle la fit passer par une petite
ÎÔO MATHILBE.
porte donnant sur un jardin qui entourait son habitation.»
«Esi-il possible que je trouve enfui une amie et une telle amie? dit M#~ thilde en pressant à son tour le * bras que mistriss Sydney lui offrait, et se sentant touchée au-delà de toute expression. »
ce Ne croyez pas, continua mistriss Sydney , malgré le mépris que j'ai exprimé pour la justice du monde, que j'aie la folie de vouloir la braver inutilement; quoique je m'y expose de bon cœur, quand il s'agit de remplir un devoir. J'ai été mise à Tépreuve, car je me suis trouvée dans la plus difficile de toutes les situations a laquelle une femme puisse être exposée; et je crois que les personnes