‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 81 sur 101 · CHAPITRE VIII. l5l · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. l5l

les plus disposées à mal parler de leur prochain , n'ont jamais pu m'aecuser de légèreté. Oh non! répliqua Mathilde, j'ai toujours entendu citer votre conduite comme irréprochable, et par ceux même dans la bouche desquels une telle louange n'était pas sans quelque mélange d'amertume. »

«Eh! bien, dit mistriss Sydney, ce n'est pas maintenant que je pourrais être retenue par la crainte de nuire à ma réputation , en cherchant à consoler et à servir une personne chez qui, j'en suis sûre , le sentiment du bien n'est pas détruit. Ce n'est pas à présent que je pourrais hésiter à faire tous mes efforts pour exciter en elle un repentir salutaire ; ayaut perdu

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tout ce qui pouvait me faire aimer ta vie , je prévois, sans éprouver de regrets, que je ne ferai que languir quelques momens de plus ou de moins sur le bord de la tombe où je suis destinée à descendre bientôt. »

Mathilde frémit en entendant ces tristes paroles : ce Je vous dis la vérité, répliqua mislriss Sydney , je le sens là, conlinua-t-elle, en touchant sa poitrine, et vous pouvez le remarquer sur mon visage, ajouta- t-elle , en montrant ses joues dont les couleurs brillantes ne pouvaient être attribuées à cette fraîcheur que donne la santé, mais à une maladie de langueur» »

Mathilde soupira , car elle ne put nier ces preuves trop positives du danger de son amie.

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