‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 87 sur 101 · CHAPITRE IX. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. l

aussitôt qu'il commencerait à paraître ; mais un n'apercevait même pas sur cette vaste étendue d'eau une seule vague blanche qui pût tromper ses regards et lui faire croire qu'elle voyait enfin ce bâtiment si désiré.

Cependant il n'était pas encore tard, et les tendres efforts de mistriss Sydney pour calmer son impatience ne furent pas sans succès pendant quelque temps \ mais les heures succédaient aux heures, et il n'arrivait point. Enfin, le soleil qui éclairait encore faiblement la surface unie qu'elles avaient devant elles, finit par se reli- -rer, et par se réfléchir seulement sur Lj sommet couvert de neige des Alpes qui terminaient l'horizon.

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sèche de mistriss Sydney , qn'angmentait encore le froid devenu plus vif, se rappella combien il serait égoïste à elle, et dangereux pour son amie, de la retenir davantage.

Elle insista donc pour qu'elle la quittât aussitôt, et retournât chez elle. Quand Màthilde fut privée de sa compagne , elle sentit redoubler son impatience, ce Avec un si bon vent , se disait-elle , il devrait déjà être ici ! » Comme elle prononçait ces derniers mots, elle tressaillit en entendantun tourbillon qui, s'engrouffrant au milieu des feuilles tombées, les transportait à une distance considérable. Dans l'état d'agitation et d'irritation nerveuse où elle se trouvait alors, un incident, si léger en appa-

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