CHAPITRE IX. iSj
renée, suffit pour troubler tout à coup le sentiment de bonheur que jusque-là elle avait en vain tâché de réprimer malgré les reproches de sa conscience, mais ce trouble ne se prolongea pas au»delà de l'agitation passagère du vent qui l'avait causé j et elle put encore jouir, pendant quelques instans, de l'espérance de voir bientôt se réaliser cette réunion tant désirée.
Restée seule, et pouvant se livrer sans crainte d'être interrompue, aux douces émotions que lui causait la pensée de ce prochain retour, elle se. rendit à la hâte sur un promontoire éloigné, d'où elle croyait que sa vue pourrait embrasser une plus grande partie du chemin qu'Ormsby devait
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parcourir; mais quand elle fut parvenue au bul de sa course , la scène qui vint frapper ses regards était effrayante, terrible et faite pour détruire cet espoir qui seul la soutenait depuis si 1 on g* temps.
Il faut avoir été témoin de la manière frappante dont les tempêtes s'élèvent tout à coup sur la Méditerranée, sans qu'on soit jamais averti d'avance qu'il existe quelque danger, pour se former une juste idée du changement presque miraculeux qui eut lieu en un inslant, et de l'horrible spectacle qui vint frapper les yeux de notre Héroïne; d'épais nuages se rassemblaient de tous côtés, leur obscurité et leur teinte sombre paraissaient plus eilrayantes encore