‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 3)Chapitre 90 sur 101 · I7O MATHILDE · texte numérisé non relu

I7O MATHILDE

fiance firent place à l'effroi et à la terreur avec la même rapidité que le changement soudain et complet de tous les objets qui l'environnaient.

Le sombre murmure du tonnerre qui grondait dans le lointain venait frapper son oreille comme la cloche de la mort \ elle croisa fortement ses mains contre son sein, et courant comme une folle, elle redescendit vers le rivage \ elle était tellement absorbée par ses funestes pensées, tellement insensible à ses souffrances personnelles , qu'elle ne savait pas ellemême ce qu'elle faisait, ni depuis combien de temps elle parcourait ce lieu d'horreur.

Elle se serait à peine aperçue, que la pluie traversait ses légers vêtemens,

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