CHAPITRE IT. 5l
à cet égard. On ne doit donc pas s'étonner ( surtout quand on saura qu'il joignait à cette ignorance une grande difficulté naturelle à s'exprimer ), si les explications qu'il avait faites à l'armurier R omain? en lui laissant ses pistolets, s'étaient uouvées entièrement inintelligibles pour lui. Comme il n'y a rien dont un Italien ne consente à se charger pour de l'argent, il avait reçu les ordres de sir James, et lui avait répondu ces mots : — ce Ah ! je comprends bien ? Excellence ; — soyez tranquille ; — oui , monsieur 5 — il n'y a pas de doute, etc. (*) t> D'après cela , sir James lui
(*) Ah! capisco bene, Eccellenza; — nonpensi; — si j signore j — non c'è dubbio , etc.
avait laissé ses pistolets^ dans la pleine confiance que tout ce qui manquait serait réparé ; et l'objet de sa visite actuelle était de les réclamer. Au commencement de la scène que je vais rapporter , lord Ormsby était resté à la porte d'entrée, le dos tourné à la boutique, et ses yeux se fixaient involontairement sur la portion du palais qu'on pouvait distinguer de cet endroit. Ses pensées allaient bien audelà de ce qui se passait autour de lui. Il ne fut donc pas témoin de l'indignation de sir James, quand le marchand, en lui disant d'un air satisfait : « £ccole9 » ( les voici ), lui présenta ce qui avait été ses pistolets, mais ils étaient devenus entièrement méconnaissables $ le travail