CHAPITRE II. 5d
Sir J âmes, qui n'était pasd'nn caractère très-endurant, fut complètement poussé à bout par celte résistance ; et , saisissant l'autre côté du pistolet, il en donne un grand coup sur la tète de son antagoniste. Cette mauvaise action attira l'attention de plusieurs personnes ; entr'autres, celle d'un montagnard au visage rébarbatif, frère du marchand , et qui était resté jusquelà dans le fond de la boutique , où il s'occupait fort mal à propos à polir et à repasser le couteau de chasse d'un courrier qui le lui avait laissé à cet effet. C'était un de ces enfans du seleil pour lesquels la vengeance est unevertu9et dontles passions violentes sont facilement excitées, dès qu'on leur oppose la moindre résistance.
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Le premier objei qui attira les regards de lord Ormsby, lorsque, frappé du bruit qu'il entendait, il se retourna pour s'assurer quelle en était la cause , fut cet homme furieux qui se disposait à se précipiter sur sir James. Il tenait à sa main l'arme dangereuse et brillante qu'il venait de polir, mais qui le cédait en éclat aux éclairs qui sortaient de ses yeux terribles. Déjà il avait saisi sa victime, et, un moment plus tard, la carrière mortelle de sir James aurait été terminéeà jamais, lorsque l'arme qu'il dirigeait vers lui, fut détournée par un choc violent, et resta, sans pouvoir, sous les coups vigoureux d'Ormsby. Le brigand se jeta aussitôt sur son nouvel antagoniste ; et > tandis