CHAPITRE II
qu'Ormsby plein d'indignation rassemblait ses forces pour le repousser , l'assassin changea aussitôt l'arme de main , et le frappa deux fois dans le côté. Notre héros, agité par un mouvement convulsif, saisit un moment son adversaire , puis, par degrés, ses forces l'abandonnèrent; sa main lâcha prise , il chancela et tomba inanimé sur le plancher qui fut bientôt couvert de son sang.
Le premier mouvement de sir James ayant été de se précipiter vers lord Ormsby , le brigand profita de cette occasion pour s'échapper.
L'état de notre héros paraissait désespéré. Les faibles efforts qu'il faisait pour respirer, prouvaient qu'il existait encore $ mais il semblait im-
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possible qu'il put vivre long-temps , quand on voyait le sang qui sortait à grands flots de ses blessures. Le hasard fit que, dans ce moment, le courrier dont le couteau venait d'être l'instrument de cet assassinat, entra dans la boutique pour le réclamer \ et le baronnet sir James, reconnaissant en lui notre ami Pierre , lui demanda instamment de lai prêter ses secours > car sa présence d'esprit l'avait complètement abandonné pendant cette crise soudaine.
Pierre ayant cette connaissance légère de la chirurgie que possèdent la plupart des gens de sa profession , réussit jusqu'à un certain point à élancher le sang qui sortait des blessures d'Ormsby; puis il dit