‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 21 sur 88 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

qu'il était urgent de transporter le Liesse ailleurs , s'il était possible , et menue avant l'arrivée du chirurgien.

La place d'Espagne , où il demeurait., était beaucoup trop éloignée , ponr qu'on pût songer à l'y conduire. <c Transportez-le chez moi,, je demeure tout près d'ici , s'écria sir James, 33 tandis que, laissant au courrier le soin d'effectuer le transport, il résolut d'aller à l'instant même s'adresser à la police, pour lui donner les renseignemens qui pourraient être nécessaires à l'arrestation du coupable , sans que l'idée qu'il ferait peutêtre mieux de préparer lady Mathilde au saisissement qu'elle allait éprouver y en voyant conduire un homme mourant dans sa maison >

lui vint une seule fois à l'esprit.

Mathilde s'était levée, ce jour-là, satisfaite de la manière réservée dont elle avait reçuOrmsby; cependant elle éprouvait une jouissance secrète, en pensant qu'elle le reverrait. Malgré toutes les idées qui la tourmentaient sans cesse, son esprit naturellement gai et animé répandait sur sa physionomie mobile l'expression la plus agréable, tandis qu'elle descendait un des deux escaliers de marbre parallèles , qui étaient séparés par un mur, et conduisaient de ses appartenons dans la cour du palais. Dans ce moment, la triste procession , à la tête de laquelle se trouvait le courrier Pierre , était parvenue à la première marche, portant ce corps qui paraissait sans

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