‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 24 sur 88 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Il y a long-temps, mon cher lecteur, que nous avons fait connaissance avec la famille Hobson ; mais, bien qu'il fut pénible de supposer que nous voulussions nous soumettre à rester avec elle sur le pied de l'inti» mité , cependant elle a des relations trop directes avec une personne , au sort de laquelle je désire vivemen que vous vous intéressiez , pour qu'il

me soit permis de la mettre entièrement de côté.

Le matin de son arrivée à Rome, que vous avez apprise par l'entrée du.

courrier Pierre dans la boutique de l'armurier, les femmes, qui en faisaient partie , étaient rassemblées comme à l'ordinaire dans le salon obscur d'un vieux et antique palais , et s'étaient armées d'aiguilles à filet, de papier, de ciseaux, de tambours et de plusieurs autres ustensiles passés de mode, et qui étaient en générai employés par les amazones pour tuer le temps. Mais ce bon vieux temps était pour elles un antagoniste formidable, et elles avaient déjà montré par plusieurs bâillemens combien , en dépit de tous leurs efforts ,

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