‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 36 sur 88 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

long temps que le danger était passé, et notre héros commençait une convalescence lente, mais dont l'issue était certaine; cependant elles avaient voyagé aussi vite que la distance le permettait, et même beaucoup plus que la prudence ne le voulait , d'après l'état de santé de lady Ormsby.

Quand elle fut délivrée de la cruelle inquiétude qui l'avait dévorée pendant la route , lady Ormsby éprouva cruellement, pendantquelques jours, l'effet d'une trop grande fatigue ; et, jusqu'à ce qu'elle en fut remise, Ormsby continua à recevoir les soins assidus de celle qu'il aimait. Mais (juand le repos et la sécurité de son esprit eurent rétabli lady Ormsby , elle commença à éprouver le désir

qu'Emilie employât le peu de temps qu'elle devait restera Rome, à voir toutes les merveilles que vraisemblablement elle n'aurait plus d'autre occasion d'admirer aussi facilement.

Car les médecins s'accordaient à penser qu'elle ferait bien de quitter Rome et de voyager dans le Nord avant les chaleurs. Quelque chers que fussent devenus à Mathilde les soins qu'elle rendait chaque jour à lord Ormsby , elle ne put différer davantage d'en charger une autre, afin de pouvoir accompagner sa jeune amie Emilie dans ses courses du matin.

Bien que Mathilde et Auguste eussent la plus grande envie de cacher à lady Ormsby ce qui aurait pu lui faire

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