‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 37 sur 88 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

soupçonner que leurs sentimens étaient toujours les mêmes, bien qu'elle ignorât qu'ils fussent devenus plus vifs et plus dangereux pour leur avenir , cependant elle en voyait assez pour que sa sollicitude et sa tendresse maternelle en fussent alarmées. Tout ceci sera mieux expliqué, quand je rapporterai une partie de la conversation qu'elle eut avec Malhilde , le soir de son départ de Rome qu'il lui devint impossible de différer davantage, malgré toute la répugnance qu'elle y avait 5 car, à mesure que le temps devenait plus chaud, elle sentait ses anciens maux revenir avec plus d'intensité. Sa vie était trop précieuse à sa fille Emilie , pour qu'elle put se permettre d'hésiter à prendre toutes les pré-

JQ MATHILDE.

cautions qui devaient la prolonger.

Ce fut à cette heure de l'après midi, où l'état de faiblesse de lord Ornisby lui rendait nécessaire de prendre quelques momens de repos , que cette conversation eut lieu. On avait engagé Emilie à accompagner, pour la dernière fois, quelques personnes de ses amies à Saint-Pierre, tandis que lady Ormsby et Mathiide resteraient ensemble. Lady Ormsby avait inter* rompu son travail, et regardait Mathiide avec l'expression du plus touchant intérêt: ce qui attira enfin l'attention de notre héroïne. Elle embrassa tendrementsa respectable amie, dont les traits semblaient altérés par une idée pénible , et lui dit : ce Chère lady Ormsby, poutquoi me regardes-

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