‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 38 sur 88 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

vous d'un air si triste? Je dirais presque si mécontent , si je ne sentais pas que je n'ai rien fait pour mériter vos reproches. Car je suis certaine que ilen d'injuste ne peut sortir de voire bouche, ni même se peindre dans vos regards. »

— « Pour les personnes qui éprouvent la tendresse d'une mère, sans en avoir les droits, dit lady Ormsby, les yeux peuvent quelquefois exprimer des craintes, même quand la bouche n'ose pas donner des conseils. >3

— » Je suis sûre maintenant , reprit Matbilde, que j'ai fait involontairement quelque chose de mal , quelque chose qui, je le crains beaucoup, vous empêche de m'aimer

comme vous m'aimiez autrefois jcar,' sans cela, vous n'hésiteriez pas à me le dire. Le peu de bien que j'ai appris à faire n'est-il pas voire ouvrage? »

~ «Ma bien-aimée Malhilde, il est impossible que jamais vous me deveniez moins chère. Je vous aime autant que la seule fille que le ciel m'ait accordée, et je saurai > pour vous être utile, vaincre de grandes difficultés; car l'objet de mes sollicitudes est plus délicat pour moi, à traiter avec vous, qu'il ne le serait avec tout autre. Il est vrai que j'ai été votre première institutrice , et vous avez conservé trop de reconnaissance, et un souvenir trop tendre des petits services que je vous ai rendus alors. Mais quoique je ne puisse rien

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