CHAPITRE IV
j ets perfides sousle voile de l'amitié, et à laquelle j'accordais ma confiance; toutes ces causes réunies. . . . mais pourquoi, continua-t-elle après un moment de silence, pourquoi essayerais-je d'expliquer mon aveuglement!
rien ne peut l'excuser. Dois-je vous dire que je ne connaissais pas alors le caractère de celui auquel je me suis engagée pour la vie ? Non ! car je sens maintenant que, quelque mérite qu'il eût pu avoir, j'aurais toujours regretté de lui avoir confié une destinée dont il ne m'est pas permis de me plaindre , quelque malheureuse qu'elle soit, puisque je n'ai que moi seule à en accuser,»
— « Pas entièrement, reprit lady Ormsby: ceux qui ont d'abord né-
8o MATHILDE.
gligé le dépôt qui leur était confié , et qui ensuite ont abusé de leur pouvoir, en sont aussi responsables. Je conviendrai, sans peine, des difficultés que vous avez eu à vaincre pendant que j'ai été pour mon malheur absente de mon pays. Je regrette seulement que le choix, que vous avez fait trop légèrement peut-être, ait augmenté autant les embarras de votre situation. Mais pourquoi nous appesantir sur ce malheureux sujet? Ce dont je désire surtout vous convaincre, et qui nra décidée à vous parler, c'est que, même avec un sort aussi triste que le vôtre , il peut vous rester encore quelques consolations réservées pour rendre plus sereine la lin de nos jours , et qui naissent d'une