‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 44 sur 88 · CHAPITRE IY. 8l · texte numérisé non relu

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source plus élevée que toutes celles que ce monde peut donner. Je n'aime jamais à parler de moi, et il m'est surtout pénible de le faire en ce moment. Mais j'ai eu aussi mes épreuves y quoiqu'elles aient été bien différentes, et je suis obligée de l'avouer, bien inférieures aux vôtres. Cependant, au milieu de toutes mes peines, j'étais soutenue par la force de mes sentimens religieux.

Yous savez déjà qu'étant encore dans ma première jeunesse, je fus mariée au pauvre Ormsby. Ilétaitalorsle jeunehommeleplusgaielleplusléger; personne n'était plus recherché que lui dans la société, mais aussi personne n'était plus diffamé. On le nommait un vaurien , un roué, et on lui

prodiguait toutes les épithètes qui pouvaient indiquer qu'il était dissipé et étourdi à l'excès. Vous penser, bien que mon mariage avec lui fut trèsdésapprouvé, surtout par les personnes les plus sévères de ma famille ; mais je me fiais à son affection , je pouvais disposer de moi , et je consentis à devenir sa femme . je vous déguiserais la vérité si je vous disais qu'il ne m'a jamais causé de chagrins.

Si j'avais suivi la ligne de conduite, qui, sans doute, m'aurai tété prescrite par quelques moralistes rigoureux, je n'aurais jamais acquis aucune influence sur lui y et la préférence qu'il m'accordait se serait probablement évanouie avec les premiers transports de sa passion. J'entrai dans tous ses

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