CHAPITRE IV
répliqua lady Ormsby, quelqu'affection que vous m'ayez inspirée, et bien que je sois assurée que votre partialité pour nous est sincère et part du fond de votre cœur, je désirerais voir votre sécurité établie sur une base plus ferme. Ce n'est pas la protection de deux femmes (quelque prix que vous y attacbiez) qui peut vous sauver d'un danger si imminent. Cette sécurité doit descendre d'une source plus élevée. .... Ma prière la plus fervente sera pour que votre âme soit préparée à la recevoir,, et.. . . »
Les conseils que cette excellente femme aurait sans doute continué à lui donner, furent interrompus par Auguste qui priait, d'une voix faible encore, lady Ormsby et Mathilde de
venir le rejoindre dans l'autre chambre $ car le repos qu'il prenait ordinairement avait été abrégé par l'impatience qu'il éprouvait de voir sa mère, le plus possible, avant son départ qui devait avoir lieu le lendemain. Ce désir empêcha lady Ormsbv de retrouver une autre occasion de renouveler des exhortations qui auraient pu devenir utiles à Mathilde.
Elle fut donc obligée de l'abandonner à son sort , le cœur rempli de craintes trop bien fondées, et après lui avoir fait les plus tendres adieux.