‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 48 sur 88 · CHAPITRE V. 8g · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. 8g

qui avait, depuis quelques semaines, tant ajouté à leurs jouissances, tout en leur laissant pressentir qu'elles ne tarderaient pas à finir; le rétablissement d'Ormsby semblait ne plus lui laisser d'excuse pour différer de quitter le palais de sir James , et pour retourner chez lui. Il fut donc convenu qu'ils se sépareraient après la première promenade qu'on lui avait permis de faire.

On arrangea que cette excursion commencerait par une course dans les jardins de Pamphyli Doria; toute la société désirait parcourir ce lieu délicieux pour savourer les charmes d'un véritable printemps.

Sir James, qui était toujours impatient lorsqu'il éprouvait la moindre

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contrariété, montra de l'humeur d'être obligé ^ par une si belle journée, d'attendre Mathilde , qui avait été poser, le malin même ^ pour faire faire son buste ; et mistriss Mechlin proposa aussitôt que sir James, le colonel Canteen et elle partissent pour la promenade, et que lord Ormsby , qui ne devait pas rester aussi longtemps dehors , allât chercher Mathilde chez le sculpteur, et vînt ensuite les rejoindre avec elle dans les jardins.

Ormsby lui-même n'aurait pu consentir plus promptement à cette proposition, que ne le fit le Baronnet; et Mathilde, étant absente , ne fut pas consultée à ce sujet. Quand Ormsby vint seul la prendre chez le sculp-

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