‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 52 sur 88 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

fortune $ mais à présent je vois que, non-seulement vous êtes perdue pour celui qui ne vit que de votre bonheur , mais que ce bonheur lui-même est sacrifié chaque jour à des devoirs qui ne devaient pas exister pour vous , et je ne puis contenir davantage éet entraînement irrésistible, celte douce sympathie qui, depuis notre première jeunesse, nous a prouvé que nous étions faits l'un pour l'autre.»

■— « Arrêtez ! Auguste ! arrêtez , par pitié! dit Mathilde, ce serait en vain que je voudrais vous dissimuler que l'amour que je vous avais promis n'a jamais été donné à un autre.

Plusieurs événemens se sont réunis pour ranimer encore en rnoi des sen-

timens qui, hélas! sont restés au fond t. m. 5

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de mon cœur. Ma vie dômes ïique a toujours été bien triste; mais elle est devenue, par vous, doublement affreuse pour moi, car la paix de mon âme est détruite; j'ai perdu l'eslime de moi-même. Je sens qu'il faut nous quitter , si vous ne voulez pas me priver entièrement des consolations que peut me donner mon innocence ; oui, dans ce moment même, laissez-moi, laissez-moi, par pitié ! »

— ce Jamais! dit lord Ormsby:

notre faute.,, si on peut lui donner ce nom, retombera sur la tête de ceux qui ont réussi à nous séparer, en employaut des moyens si bas et si perfides, à rompre une union que nos vœux mutuels devaient rendre indissoluble. Ces 1 iens qui vous-re tiennent

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