‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 54 sur 88 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Cette vue excita encore davantage la tendresse et la pitié de Mathilde: il était impossible qu'elle l'abandonnât maintenant. Tachant donc d'éviterles sujets de conversation qui l'avaient tant agité et lui avaient fait tant (le mal , ils restaient appuyés sur la rampe de verdure ; et Mathilde regardait, avec anxiété, si une faible rougeur revenait enfin colorer sou visage, lorsqu'ils furent aperçus par le reste de la société, qui se trouvait sur une terrasse au-dessus de celle où ils étaient alors. Le custode (le gardien), qui montrait les merveilles de ce jardin, fut le premier qui les remarqua} et ayant ce sentiment poétique qui est particulier même à la classe la plus basse de ses compatrio-

lO/j MATHTLUE.

tes, il fut frappé de la beauté d'un groupe qui était si bien en harmonie avec cette scène ravissante.

« Ah ! quel beau couple ! il est digue d'un tel paradis (*) ! s'écriat-il. Oui. Cela ressemble beaucoup au premier tentateur et au serpent caché sous l'herbe , murmura mis-»

triss Mechlin, qui avait Pair de se parler à elle-même, mais qui attira cependant l'attention du Baronnet et du colonel Canteen sur le tète-à-tête qui avait lieu au-dessous d'eux. »

« Qu'est-ce que c'est que ça , s'écria sir James , qui, comme nous l'avons déjà dit, ne comprenait pas un

(*) Ah! che coppia bella ! sembra degna d'un tal paradiso !

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