‹ Mathilde, ou, Les anglais en ItalieChapitre 8 sur 88 · CHAPITRE I. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. l

que l'absence de Mathildela privât, pendantune année entière, de tous les avantages que devait lui procurer , dans la société de Londres, le brillant mariage de son amie dont elle se considérait comme l'auteur. La manière dont elle était parvenue à faire un voyage si long et si dispendieux resta tin mystère ; mais on savait bien que ce n'était qu'en ayant recours à des expédiens extraordinaires , et en faisant, pendant dix mois de Tannée, des visites à ceux qu'elle connaissait, qu'elle pouvait parvenir à vivre convenablement à Londres pendant les deux autres. Enfin , elle était obligée d'unir la fin de juin d'une année avec le commencement de mai de l'année suivante , par une longue cbaîne de

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cousins campagnards, afin de pouvoir se tirer d'affaire : elle fit donc plutôt qu'elle n'accepta la proposition d'habiter le palais des Dornton pendant son séjour à Rome.

» Sir James , dont l'esprit était toujours ouvert à la flatterie, se laissa séduire facilement par ses manières insinuantes , et elle sut bientôt faire tourner à son profit tous les avantages de cette faveur. Quant à Mathilde,elle ne renouvela pas entièrement l'intimité qu'elle avait eue avec sa première amie , et ne sentit pas renaître pour elle la tendresse qu'elle lui avait inspirée dans sa première jeunesse ; elle se reprochait cette méfiance.

Mais quoique mistriss Mechlin observât toujours avec le plus grand

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