‹ Mathurin RegnierChapitre 106 sur 168 · Satire V, vers 224 et suiv · texte numérisé non relu

Satire V, vers 224 et suiv

5. Quand Regnier refuse d’entrer à la cour parce qu'il ne connaît pas « le cours.du ciel » (Satire II, vers 121), il imite Juvénal sans doute; mais le travers auquel il fait allusion existait sous Henri IV comme sous Domitien; voir, dans le Baron de Fœneste, les chapitres où le héros raconte les re ridicules dont il a été dupe, par exemple le chap. x du ivre II. ne

rang des plus vaines sorneltes », et ceux qui en écrivent au nombre des fous’. Il excepte uniquement les auteurs de « chansons nouvelles » :

Encore quelques grands, affin de faire voir,

De Mœcene rivaux, qu’ils ayment le scavoir,…

Nous disent souriant : « Eh bien! que faictes vous? Avez vous point sur vous quelque chanson nouvelle? J'en vy ces jours passez de vous une si belle

Que c’est pour en mourir ?! »

Les seuls livres qui figurent dans l'Inventaire du courtisan dressé par Berthelot sont un livre de magie pour apprendre à trouver la pierre philosophale, des préceptes pour la grimace (entendez un code du savoir-vivre) et un répertoire de chansons nouvelles. Aussi, comme ces recueils ont du débit, vont-ils se multipliant, et chez tous les libraires qui éditent des vers, à Paris chez Bonfons, à Lyon chez Rigaud, à Troyes chez Nicolas du Ruau, à Rouen chez Adrien de Launay, c’est pendant vingt-cinq ans une étonnante éclosion de Fleurs, de Rosiers, de Vergiers, de Jardins, de Printemps, de Recueils, de Trésors, de Sommaires, de Chansons nouvelles *. Les courtisans se plaisent à chanter eux-mêmes les plus beaux de ces airs

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