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On à substitué informons à informans. M'appuyant sur cet exemple, je corrigerai épluchons en épluchans au vers 229 de la Satire IX. Avec le texte actuel, la phrase est claire : la correction la rend, non seulement meilleure, mais plus conforme aux usages de Regnier :
Mais, pour nous, moins hardis à croire à nos raisons,
Qui reglons nos esprits par les comparaisons
D'une chose avecq”’ l’autre, épluchans de la vie
L'action qui doit estre ou blasmée ou are
-Qui criblons le discours,
qui formons nos ouvrages Aux moules si parfaits de ces grands personnages...
Une autre confusion, fréquente dans les manuscrits de celte époque, et dans ceux de toutes les époques, est celle de / non bouclée et du #, par suite celle de les et de tes. Aux vers 137-138 du Discours au Roi, la France, représentée sous les traits d’une Nymphe, s'adresse au peuple de France et lui dit qu'en faveur de Henri IV Astrée demeure en ses villes :
Astrée en sa faveur demeure en tes citez; elle ajoute ausssitôt :
D'hommes et de betail les champs sont habitez. Le contexte exige, ce me semble :
Astrée en sa faveur demeure en fes citez; D'hommes et de betail fes champs sont habitez. On sait que sur la robe du pédant est dessinée toute une carte de France :
Une taigne affamée estoit sur ses espaules, Qui traçoit en Arabe une Carte des Gaules :
Les pieces et les trous, semez de tous costez, Representoient les Bourgs, les monts et les Citez; Les Alpes en jurant lui grimpoient au collet, Et Savoy’, qui plus bas ne pend qu’à un fillet f.