‹ Mathurin RegnierChapitre 156 sur 168 · ELLE · texte numérisé non relu

ELLE

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les temporelles avec les complétives :

Et ce qui plus encor” m'empoisonne de rage.

Est quand un Charlatan releve son langage,

Et qu'il n’est chrocheteur ny courtault de boutique Qui n'estime à vertu l’art où sa main s’aplique !;

les relatives avec les démonstratives :

C’est un mal bien estrange aux cerveaux des humains Qui, suivant ce qu'ils sont malades ou plus sains, Digerent la viande, et, selon leur nature,

Ils prennent ou mauvaise ou bonne nouriture ?.

On ne peut étudier la langue de Regnier sans être frappé de la multitude des anacoluthes. Relever quelques constructions bizarres, qu’on pourrait qualifier de négligences, ne prouverait peut-être rien. Il vaut mieux observer que si l’auteur de Macette n’est pasle seul écrivain de ce temps-là chez qui les participes, les adjectifs et les infinilifs précédés d’une préposition sont tantôt rapportés au complément ou au mot qui en tient lieu, tantôt employés absolument, c’est chez lui, sans conteste, que l’on peut cueillir la plus belle variété d'exemples :

Que froidement receu on l'escoute à grand peine (II, 203) * En tout indifferent, tout est à son usage (XIV, 151).

Propres en leur coifure, un poil ne passe l’autre (IX, 82). Allunt, on m'entretient de Jeanne et de Macette (XI, 143). Sorlis, il me demande (VIIT, 96).

Eussiez-vous tout le bien dont le Ciel vous est chiche, L'ayant, je n’en seroy plus pauvre ny plus riché (XUL, TA) Sans parler je f'entends (IT, 17).

Sans avoir reposé, vingt nuicts se sont passees (ÉL. zélot., 66) 5.

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