Salire III, vers
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VIE ET CARACTÈRE DE REGNIER al
traditionnelle la Sérénissime République. 11 rencontra à Venise le président de Thou, ami et protégé des Joyeuse et de Desportes : bonne fortune pour le maître, qui passa presque toutes ses journées avec le docte historien ‘; non moins bonne fortune pour le secrétaire, qui noua les liens d'une solide amitié avec le jeune compagnon de voyage du président, Nicolas Rapin*. A la mort de Henri III, Joyeuse rentre à Rome, obtient de Sixte-Quint la permission d’aller prendre possession de l’archevèché de Toulouse, dont le roi défunt l'avait pourvu, arrive à Toulouse au commencement de l'année 1590 et y passe plus d’un an°. Le 9 juillet 1591, d'Ossat, écrivant à la reine Louise, signale la présence du cardinal à Notre-Dame de Montferrat, près de Barcelone : Joyeuse y attend Le duc de Savoie, qui revient de la cour d'Espagne, pour passer en Italie sur les galères du prince. En effet, il est à Gênes le 10 juillet, à Rome le 26 août *. Il en est déjà loin, sans avoir cependant quitté l'Italie, le 15 octobre 1591, quand meurt Grégoire XIV, deuxième successeur de Sixte-Quint. Apprenant presque en même temps l'élévation, puis la mort d’Innocent IX, survenue le 29 décembre 1591, il rebrousse chemin, assiste, le 30 janvier 1592, à la création de Clément VIIT et rentre immédiatement à Toulouse *. Nouveau et assez long séjour dans son diocèse, fécond pour lui en événements : par la mort de-son frère Antoine Scipion, la famille de Joyeuse ne se trouve plus représentée que par un cardinal et un capucin; le parlement de Toulouse offre au premier le gou-
1. Aubery, op. laud., p.28.De Thou, Mémoires, Collection Petitot, t. XXXVII, p. 432. À la p. 361 desdits Mémoires, de Thou conte qu'il fut nommé président par l'intermédiaire de Philippe Desportes, « dont on sait le crédit auprès du duc de Joyeuse, qui pour ces sortes d'emplois est tout puissant auprès de Sa Majesté ».
2. À Coire, Rapin, « jeune homme plein de courage », sauva la vie à de Thou; Mémoires, p. 441.