‹ Mathurin RegnierChapitre 22 sur 168 · Satire IV, vers 124, éd. Courbet, p · texte numérisé non relu

Satire IV, vers 124, éd. Courbet, p

manière des poètes bernesques, si souvent imités par les auteurs des Muses gaillardes dans leurs caricatures satiriques. D'ailleurs, en mème temps qu'il nous trace de la dame ce portrait burlesque, il nous donne sur son entourage et sur le cas où la tient son mari des détails qui concordent parfaitement avec tout ce que nous savons par. ailleurs du singulier monde qui fréquentait chez l’hospitalière Marguerite et de l'estime que faisait d'elle son ancien époux !.

L'identité de Frédégonde et Marguerite une fois établie, nous devons admettre que la Satire IV de Regnier coïncide avec le retour de la reine et qu'en tout cas elle n’y est pas antérieure. Marguerite de Valois arriva à Paris au mois d'août 1605 : depuis vingt-quatre ou vingt-cinq ans elle vivait au fond de l'Auvergne. « Son arrivée à la cour, écrit L’Estoile dans son Journal, tant soudaine et précipitée qu'il semblait qu'elle n’y dut jamais etre assez à tems, réveilla les esprits curieux et fournit d’ample matière à toutes sortes de personnes ?. » Parmi ces personnes « curieuses », on voit que les habitués de la Pomme de Pin ne furent pas les derniers à rire ni à « gloser ».

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