‹ Mathurin RegnierChapitre 26 sur 168 · Supplément tiré de l'édition de 1736, t. VIII, p · texte numérisé non relu

Supplément tiré de l'édition de 1736, t. VIII, p

5. Les Satires du sieur Regnier. Reveues el augmentees de nouveau. Dédiées au Roy, à Paris, chez Toussaint du Bray, MDCIX.

6. « Le jeudi 15 janvier 1609, M. D. P. m’a presté deux satires de Regnier. que je me suis contenté de lire parce qu’il est après les faire

30 MATEURIN REGNIER

n'étaient pas encore composées le 19 juillet 4608, jour où Don Pèdre de Tolède, ambassadeur extraordinaire d'Espagne, à qui l’une d'elles fait allusion, présenta au roi ses lettres de créance ‘

La fameuse Macette parut dans l’édilion de 1612, la dernière que Regnier ait donnée lui-même ?.

Il avait fait également paraître, signés de son nom : en 1606, un Sonnet sur le trespas de M. Passerat, dans le Recueil des œuvres poétiques de [an Passerat (à Paris, chez Claude Morel); en 1610, un Sonnet sur la mort de M. Rapin dans les Œuvres latines et françoises de Nicolas Rapin, Poictevin (à Paris, chez Pierre Chevalier) ; en 1609, quelques pièces ordurières dans les Muses qaillardes recueillies des plus beaux esprits de ce temps par A. D. B. parisien (à Paris, chez À. du Breuil) ; en 1611, dans le Temple d'Apollon ou nouveau recueil des plus excellens vers de ce temps (à Rouen, chez R. du Petit Val), une Plainte et une Ode, composées peut-être pour le royal amant de Charlotte de Montmorency; la dernière strophe de l’Ode et la Plainte tout entière me semblent en effet faire allusion à l’enlèvement de la princesse, emmenée secrèlement par son mari au palais de Bruxelles :

J'ay beau de mes deux yeux deux fontaines tirer;

J'ay beau mourir d'amour et de regret pour elle Chacun me la recelle..

Le regret du passé cruellement me point...

Mais las! mon plus grand mal est de ne scavoir point Entre tant de malheurs ce qu'elle est devenue.

Indépendamment de ce mince bagage littéraire, édité par ses soins, Mathurin Regnier, pour ne rien dire d’un

imprimer. » L’Estoile, Journal, éd. de la Librairie des Bibliophiles, t. IX, p. o . Salire X, vers 84:

Si Dom Pedre est venu, qu'il s’en peut retourner.

Il arriva à Fontainebleau le 19 juillet 160$ : L’Estoile, t. IX, p. 109. 2. Même titre et même éditeur qu’en 1609,

cerlain nombre de pièces obscènes disséminées dans des

recueils d'où personne n’a le moindre intérêt à les exhumer,

laissa les pièces suivantes :

Trois Satires, dédiées, l’une au duc de Sully, la deuxième à l’'évèque de Chartres, abbé de Royaumont, la troisième au baron de Fourquevaux ': une Élégie commençant par ce vers

Non, non, j'ay trop de cœur pour laschement me rendre ?;

deux Élégies zélotypiques *;\ Impuissance, imitée d'Ovide ‘: qui parurent pour la première fois dans l’édition donnée immédiatement après la mort de Regnier par les amis du poète : Les Satyres du sieur Regnier revuës et augmentées de nouveau; dédiées au Roy, à Paris, chez Toussaincts du Bray, MDC XIII;

Le Dialogue de Cloris et de Phylis, qui parut dans le Cabinet des Muses en 1619 (à Rouen, chez David du Petit Val” y 154);

Une Satire imitée d'Horace commençant par ces mots :

N’avoir crainte de rien et ne rien espérer ;

un coq-à-l'âne marotique‘, une Élégie composée pour Henri IV et dont voici le premier vers :

L'homme s'oppose en vain contre sa destinée 7;

des Stances sptrituelles, un Hymne sur la Nativité de Notre Seigneur, trois Sonnets spirituels et un Commencement de

1. Salires XIV, XV, XVI; dans les éditions de 1729-1875, la Salire XVI est l'ÉpitreIf.

2. Dans les éditions de 1613-1729 et dans l’édition Courbet c’est la Satire XNII, dans l'édition Brossette l’Elégie I.

Page 1