‹ Mathurin RegnierChapitre 29 sur 168 · CHAPITRE IT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT

I. La satire italienne. — II. La Pléiade. — III. Vauquelin de la Fresnaie. — IV. Coup d’æil sur le mouvement général de la littérature au temps de Regnier.

La Pléiade, qui voulait transplanter chez nous tous les genres cultivés par les anciens, appela de ses vœux un poète satirique, et, lui traçant d'avance son programme par la bouche de du Bellay, elle le convia à l’imitation d'Horace. S'il en faut croire Mathurin Regnier, personne ne répondit avant lui à cette invitation :

Suivant les pas d’Horace entrant dans la carriere, je m'engage, écrit-il avec fierté quelque part, dans

un grand chemin jadis assez frayé, Qui des rimeurs François ne fut oncq’ essayé !.

Il serait cependant étrange que dans un pays où tout le monde naît malin, l'appel de la Pléiade fût demeuré sans aucun écho pendant cinquante ans. Il n'avait pas tardé, en effet à être entendu, et, sans qu’on puisse dire que la satire ait trouvé au xvi° siècle un véritable interprète, les

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