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Recueil de Sansovino, livre VII, Satire I

« Amy de la Vérune, dit Vauquelin à messire Gaspard de Pellet, sieur de la Vérune,

Plus je voy le mespris et l'envie estre au monde, Plus en moy le desir de te louer abonde #. »

Tel est exactement le compliment adressé à son ami Giuliano Buonaccorsi, trésorier de Provence, par Luigi Alamanni dans sa Satire VIT, dont celle de Vauquelin est une traduction :

Quanto piu il mondo d'ogni intorno quardo, Honorato Giulian, piu d’hora in hora Di voi sempre lodar mi struggo et ardo.

« Je ne sçauroy, écrit ailleurs Vauquelin dans une Satire bien connue ?,

Je ne sçauroy, comme à dieux immortels, Aux plus mechants dresser vœux et autels.

Je ne sçauroy d’une parole fine

De feintes fleurs embellir une epine..….

Je ne scauroy, quand je sçay le contraire, Suivre le mal et laisser à bien faire,

A l'honneur vrai l’utile preferant.…

Je ne scauroy, promettant faussement, Decevoir Dieu par quelque-faux serment Ni mes prochains; etje ne m’approprie Ce qui n’est mien ni de mon industrie.

Voilà pourquoy d’honorer ne me chaut Les Grands à qui la Fortune plus vaut

Que le bon sens, et pourquoi tant m’agree Auprès de Caen la normande contree,

Et cela fait que nos lieux me sont or

Ma cour, mon Louvre et mon palais encor ?. »

Il est singulier comme les goûts de Vauquelin ressemblent à ceux d’Alamanni : « Je ne saurais plus qu'aux dieux immortels rendre honneur, les genoux courbés,

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