La Défense du poème héroïque (Paris, 1614), p
. 3. La Défense des beaux esprits de ce temps contre un salyrique par Lérac (Carel), Paris, 1615, p. 57.
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INTRODUCTION à IX
Regnier, fixait quelques points importants de la vie du poète; des notes critiques, littéraires, grammaticales, historiques corrigeaient ou élucidaient le texte; mais ce que l'édition avait de plus nouveau, c’est qu’elle révélait au public quelques-uns des plagiats les plus caractérisés de celui qui passait pour n’en avoir pas commis un seul : ce fameux Repas ridicule, dont Pradon avait si fort exalté le naturel, Brossette prouvait qu’il était composé de deux pièces de Caporali fondues ensemble, la Cour et le Pédant; la Satire NT n’était qu’une réduction des Capitoli de Mauro au Prieur de Jésus; le Mauvais gîte élait inspiré par Pétrone. Boileau était donc bien vengé, et Brossette triomphait : « J’ai recueilli avec soin outes les imitations, disait-il dans sa Préface. Et il ne faut pas s’imaginer qu’elles soient en petit nombre : car, outre les fréquentes imitations des poètes latins, Regnier a pris des pièces presque entières des poètes italiens; et ces /arcins qu'il a faits chez les étrangers ne sont connus presque de personne : en quoi les envieux de la gloire de M. Despréaux ont eu grand tort de lui opposer Regnier comme un poète qui ne devoit rien qu'à son génie et qui avoit tout trouvé dans son propre fonds. » Brossette eut raison de défendre son ami. Qu'étaitce que les quarante vers empruntés par Boileau à Horace pour son Art Poétique; auprès des imitations que Brossette relevait chez l’auteur de Macette? Mais il eut doublement tort, en affirmant qu'il les avait « toutes recueillies » — peut-on avoir cette prétention quand on édite un poète de la Renaissance? — et en