‹ Mathurin RegnierChapitre 47 sur 168 · Voir chap. Il, $ ur · texte numérisé non relu

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2. Voir la Satire VI de Regnier; l’Éloge des cornes dans les Muses gaillardes de 1609; l’Apologie de don Chagos dans les Muses inconnues de

1604, dont le sujet est le même qu’un Hymne de Motin, publié dans le Cabinet saltyrique.

né

Pomme de Pin, où se réunissait celte nouvelle Académie des Vignerons. Encore préféraient-ils chez Berni ce qui leur rappelait l’Arétin, et par conséquent Rabelais. Pour trois éloges « la berniesca qui figurent dans les éditions successives du Recueil des vers piquants et gaillards de ce temps", Muses inconnues de 1604 ?, Muses gaillardes de 1609, Cabinet satyrique de 1618, on y compte au moins vingt caricalures de dames maigres, de dames grasses, de dames édentées, de courtisanes en retraite, d'entremetteuses jurées, et combien de descriptions de manteaux en loques et de pourpoints crasseux!

Comment d’ailleurs on imitait la littérature italienne autour de Regnier, les exemples de Vauquelin suffiraient à le montrer. On peut y joindre ceux de Sygognes. Leurs recettes ne diffèrent pas. Ils n’ont chacun que deux formules. Tout le monde les connaît : car, pour être vieilles comme l’imitation, elles sont toujours en usage. Ce sont celles qui ont servi à Campistron pour faire du mauvais Racine, à Regnard pour faire de l’assez bon Molière.

Première formule : Prenez une page d’un satirique italien et la délayez en dix; vous aurez suivant le modèle choisi du Vauquelin ou du Sygognes. Voulez-vous un échantillon du premier? Contentez-vous d’extraire de Sansovino la ligne suivante : « les courtisans préfèrent le jambon à la poésie », et de substituer au mot « jambon »

une énumération de victuailles digne de Rabelais :

Puisque les grands au jambon de Mayence, Au cervelas donnent la preference

Sur mille vers qui leur sont presentés,

Ne rendant pas leurs esprits contentés; Qu'ils prisent plus la poire bergamotte, La pappardelle et la bonne ricotte,

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