‹ Mathurin RegnierChapitre 58 sur 168 · Satire III, vers · texte numérisé non relu

Satire III, vers

Or, quant à ton conseil qu’à la cour je m'engage Je n’en ay pas l'esprit non plus que le courage, etc.

Juvénal, III, 41 :

Quid Romae faciam ? mentiri nescio, elc.

Si la gloire et la charge à la peine adonnée Rend sous l'ambition mon ame infortunée ?

Et quand la servitude a pris l'homme au collet J’estime que le Prince est moins que son valet 1.

« Que me sert de m'asseoir le premier à table, écrit l’Arioste à son frère Galasso, si pour cela je ne me relève pas plus rassasié que celui qui est assis au milieu ou au bout? Il en est du reste comme de la nourriture : je ne ressens pas plus de calme, de paix ou de contentement, pour me charger la tète de cinq mitres.: Certains considèrent comme un bonheur que cent personnes vous accompagnent au palais et que le peuple soit occupé à vous regarder; moi, j'estime cela misère, et je suis si fou que je pense et dis que que dans la fastueuse Rome le seigneur est plus esclave que son valet?. »

C'est à l’Arioste encore que Regnier doit les vers fameux où 1l déclare qu’ « un point le console » de l'insolence des poètes impuissants qui lui volent ses vers : c’est, dit-il,

que la pauvreté comme moy les affolle, Et que la grace à Dieu Phæbus et son troupeau, Nous n'eusmes sur le dos jamais un bon manteau *.

« Apollon, grâce à toi, s'était écrié l’Arioste avec colère, un jour que la solitude lui pesait plus ‘que de coutume, grâce

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