‹ Mathurin RegnierChapitre 67 sur 168 · Berni, tercet 61; Regnier, X · texte numérisé non relu

Berni, tercet 61; Regnier, X

il comprend qu'il se trouve dans la même situation que Polyænos : C'entonem anus urbana rejecit et : « Hic,inquit, debes, habitare ». C'um ego negarem me cognoscere domum, video quosdam inter titulos nudasque meretrices furtim conspatiantes…. Sero intellexi me in fornicem esse deductum”. « Grâce au ciel, qui voulait faire jouer à Regnier un autre personnage », ou plutôt, comme on le voit, grâce à Pétrone, la maison du curé de Povigliano s'est transformée en un « lieu de fort mauvais exemple ». Mais pour avoir changé de destination, elle n’a pas beaucoup changé de physionomie. L’escalier n’est pas devenu plus accessible :

La montee estoit torte et de fascheux accez :

Tout branloit dessous nous jusqu’au dernier estage; D’eschelle en eschelon, comme un linot en cage,

Il faïioit sauteller et des pieds s'accrocher,

Ainsi comme une chévre en grimpant un rocher.

La porte ne s’est pas agrandie; l'appartement n’exhale pas de plus suaves odeurs :

Apres cent soubres-sauts nous vinsmes en la chambre, Qui n’avoit pas le goust de muse, civette ou d’ambre. La porte en estoit basse et sembloit un guichet

Qui n’avoit pour serrure autre engin qu’un crochet ?.

La chambre à coucher n’est pas moins étrangement encombrée :

Or, en premier item sous mes pieds je rencontre Un chaudron ébreché, la bourse d’une monstre, Quatre boëtes d’unguents, une d’alun bruslé

Deux gands depariez, un manchon tout pelé.…….

Page 1