‹ Mathurin RegnierChapitre 69 sur 168 · Berni, tercets · texte numérisé non relu

Berni, tercets

In questo, adosso a due pancaccie vecchie Vidi posto un letuccio, anzi un canile ; E dissi : quivi appoggero l orecchie.

Il prete, grazioso, almo e gentile,

Le lenzuola fe tor dall allro letto…..

Era corto il canil, misero e strelto; Pure a coprirlo tutto, due famigli Sudaron tre camice e un farsetto;

E v’ adopraron le sanne e gli artigli;

La figure des hôtesses de Regnier ne nous surprendra pas davantage :

L'une, comme un fantosme, affreusement hardie, Sembloit faire l’entree en quelque Tragedie; L'autre une Egyptienne, en qui les rides font Contre-escarpes, rampards et fossez sur le front. L'autre, qui de soy-mesme estoit diminutive, Ressembloit transparante une lanterne vive.

Et chacune à par-soy TODRESCREAR, l'idolle

Des fiévres, de la peste.

A un certain air de famille on a compris qui sont ces dames : elles ont pour sœurs les vieilles de Sygognes, pour père ce chrétien maigre de Berni, lanterna viva in forma humana, pour mère cette camériste qu’on prendrait pour une de ces marionnettes qu'on met à sa fenêtre le jour de l'Épiphanie: elles sont les cousines germaines de ce « présomptueux », de ce « monstre infâme » d’Arétin, idol del vituperio et della fame".

Du premier vers jusqu'au dernier, la dixième et la onzième Satires de Regnier sont donc inspirées par la poésie bernesque. Mais cette imitation appelle une double observation. La première, c'est que loin d’être caractéristiques du génie du poète, le Repas ridicule et le Mauvais gîte, soit par leur longueur, soit par le calibre des plaisanteries, ont dans son œuvre une physionomie un peu à part. Elles sont même probablement le fruit d’une sorte de

Tanto tirar que’ poveri lenzuoli, Che pure a mezzo alfin fecion venigli.

Egli eran bianchi come due paioli, Smaltali di marzocchi alla divisa:

Parevon cotti in broda di fagiaoli.

Qual e colui, che a perder va la vila, Che s'intratiene e mette Lempo in mezzo E pensa e quarda pur s’altri l'aita; Tal io schifando a quell orrendo lezzo; Pur fu forza il gran calice inghiottirsi, E cosi mi trovai nel letlo al rezzo.

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