Traduction d’Antoine le Maçon
rappelle ce mot d’une « affétée » au cinquante-sixième chapitre du Moyen de parvenir : « Maudites sont ces sottes qui le prêtent aux causeurs ! Si j'en avois cent, je n’en prêterois pas la moitié d’un à telles gens. » Le conseil de «ne se chaloir si c’est Gauthier ou Garguille » est donné, dans un tout autre but, ilest vrai, par Bonaventure à ses lecteurs au Prologue de ses contes : « Riez seulement, et ne vous chaille si ce füt Gauthier ou si ce fût Garguille. » Le mot fameux de Vespasien, conservé par Juvénal :
Lucri bonus est odor ex re Qualibet 1,
avant de se retrouver sur les lèvres de Macette :
F n’est que d'en avoir, . + .
ma fille, et vous souvienne de le gain a bon goust de quelque endroit qu’il vienne,
se lit dans l’une des premières phrases du discours de Rieux, député de la A : QT n'est que d'en avoir, de quelque part qu'il vienne ? ».
Mais ce sont là plutôt sans doute des coïncidences que des imitations. Et quand ce seraient des imitations, il n'importerait guère. Un point qui nous intéresse davantage en effet est de savoir dans quelle œuvre, sans parler de ses souvenirs personnels, Regnier a étudié l’âme des entremetteuses et surtout puisé l’idée de métamorphoser en dévote la lena traditionnelle de la poésie latine.
Dans le Roman de la Rose, a-t-on dit jusqu'ici. Et je conviens parfaitement que Regnier s’en est inspiré. Peut-on nier que dans ces cinq vers au moins :
A prendre sagement ayez les mains ouvertes;
Ne faites s’il se peut jamais present ny don,
Si ce n’est d’un chabot pour avoir un guardon. Parfois on peut donner pour les galands attraire; A ces petits presents je ne suis pas contraire ;