‹ Mathurin RegnierChapitre 8 sur 168 · La Satire en France au XVF siècle · texte numérisé non relu

La Satire en France au XVF siècle

XVI j INTRODUCTION

lui chercher des maîtres et des affinités *. IL n’y a pas toujours été très heureux : en affirmant que Regnier défendit Ronsard sans l'avoir lu, il ne pouvait se tromper plus étrangement; en le rapprochant de Chénier, il étonna plus d’un lecteur. En revanche, comme il rencontrait juste, lorsqu'il proclamait Regnier dans une page célèbre « le Montaigne de notre poésie * », bien qu’il ne se doutât pas qu'entre Regnier et Montaigne les ressemblances viennent souvent d’une imitation directe! Et comme il avait raison encore, lorsqu'il reconnaissait en Mathurin un lecteur assidu de maître François ! « L’illustre satirique Mathurin Regnier ne fit bien souvent qu'enclore dans la forme stricte de son vers la poésie surabondante de maître François, et, si l’on peut ainsi dire avec une justesse triviale, il #2f en bouteille le vin du tonneau pantagruélique *. »

Malgré la valeur de ces travaux, on nous accordera sans doute qu’une nouvelle étude sur Regnier ne sera pas sans utilité. Il ne nous semble pas notamment que l'on ait encore définitivement fixé la place occupée par Regnier dans l’histoire de notre littérature. Nous n'avons certes pas l'intention d’infirmer les deux jugements célèbres de Boileau, dont l’un fait de Regnier l'ancêtre de tous nos grands peintres de mœurs et de caractères ‘,

. Dernière édition (1893), p. 133-140, 273, 313-326.

. Tableau de la poésie française au XVI: siècle, p. 138.

IA pr2e:

. « Le célèbre Regnier, c’est-à-dire le poète francais qui, du consentement de tout le monde, a le mieux connu avant Molière les mœurs et le caractère des hommes... » (Cinquième réflexion sur Longin.)

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